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Réapprendre à marcher pour mieux courir

Par Mathieu Poirier le Mercredi, 4 Février 2015

L'an passé, j'ai fait le défi 100 miles et j'ai terminé très fier de moi "malgré une fin plutôt lente."

 

Et voilà ! Ce dernier bout de phrase résume bien la complexité d'esprit et la difficulté pour moi d'obtenir naturellement du plaisir à courir sans me répéter sans cesse: tiens ton rythme, accélère, fais tes intervalles, respire, pense à ta posture et surtout améliore toi ou performe. Tout ça, personne n’avait besoin de me le dire. J’avais beaucoup de faciliter à m’en demander plus ...encore un petit peu plus…toujours plus…

 

Par contre, le désir de courir ça, ce n'est pas un problème. Ça remonte au temps où ni mon père ni ma mère n'avaient de voiture pour me déplacer. Alors, tel un « ado » qui n'aimait pas marcher, je courais pour me rendre du point A au point B, pour ne pas être en retard et peut-être même pour rattraper le temps. Bref, j'aimais ça courir.

 

Le problème, c'est plutôt de s'en tenir à courir à un rythme, à son rythme, si difficile à maintenir quand tu veux plus. Alors, je me disais «  je me compare trop. » Et pourtant, j'étais fier de moi, d'être en santé et de pouvoir bouger. Cette année, j'ai hésité pour plusieurs raisons à faire le plus gros défi : le 100 miles. Un défi qui ne devait pas tant m'inquiéter pour une deuxième participation. Pourtant, ce fut très difficile de me retenir, mais j'ai réussi. Fier, pour une fois, de me donner un défi adapté à ma nouvelle réalité et de vouloir le réaliser RÉELLEMENT À MON RYTHME.

 

En ce moment, ça fait environ 3 semaines que j’ai débuté le défi 50 miles et j'arrive à me sentir bien sans en faire trop. De simplement trouver du plaisir à marcher par moment et à faire du vélo stationnaire sans me dire: « ça vaut moins qu'une course et en plus c'est à l'intérieur. »  Au contraire, je me donne juste le droit de bouger à chaque jour bien faufilé dans mon horaire, mais toujours présent et toujours sans le faire du reculons.

 

Dans le fond, je ne veux pas dire que le but n'est pas de se fixer des objectifs plus grands et de ne pas se dépasser, au contraire. Le but est pour moi d'être fier peu importe la distance, la vitesse, mes améliorations ou non. Juste courir pour moi, pour ma santé, pour bouger et me sentir bien quand je termine. Un sentiment positif et un état calme de satisfaction. Faites-le simplement pour vous.

 

À la fin de mon défi 50 miles, je ne dirai pas "malgré une fin plus lente" mais bien une fin qui ne termine pas et qui se promet d'être  bien ancrée dans mon mode de vie.

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