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Décompte du grand retour : 7 semaines !!!

Par Karine Bisson le Jeudi, 14 Novembre 2013

Si je m’étais écoutée à l’époque, je n’en serais jamais là, à préparer mon retour en région. Heureusement, c’est ma petite voix intérieure que j’ai écoutée.

En 2010, j’avais un bon emploi à La Sarre et je participais au développement de ma communauté. Je multipliais les implications bénévoles dans mon milieu. J’entrainais deux équipes du sport étudiant. J’habitais à deux minutes de ma famille et je sortais avec mes amis chaque semaine. Parfait, non ?

Pourtant, quelque chose c’était passé l’année précédente qui allait tout changer. Ce petit quelque chose, appelé grippe H1N1, m’a hospitalisée et cloitrée pendant près de deux semaines; l’éternité pour l’hyperactive que je suis !

Après coup, je suis devenue l’accro du gym et j’ai eu du mal à tenir en place derrière un bureau 35 heures par semaine. J’avais eu juste assez de temps, dans ma quarantaine forcée, pour remettre les choses en perspective.

1. La santé, c’est primordial.

2. Elle se maintien ou se bâti par l’activité physique.

3. Il faut que tout le monde le sache … et le fasse.

Je suis donc partie étudier en kinésiologie à Sherbrooke dans le but de revenir bien outillée pour propager la bonne nouvelle. Je me prépare maintenant à revenir. Je finis mon baccalauréat en décembre. ENFIN !

J’adore étudier. C’est ce que je ferais toute ma vie, si c’était possible. ENFIN, parce que j’ai si hâte de revenir. Il n’y a pas un jour où je n’ai pas pensé à ce que je manquais en étant à 800 km de mon petit coin de pays.

Lorsque j’ai quitté l’Abitibi-Ouest, je me suis promis de revenir. C’est l’entente que j’ai fait avec moi-même. Alors, comment on fait pour rester connecter à son milieu pendant ses études à l’extérieur et vaincre la nostalgie de l’Abitibi ? Voici quelques conseils.

1. Ça prend de la verdure !  J’avais envisagé l’idée d’avoir une petite épinette, toute petite, dans ma chambre. Je cherchais à reproduire le sentiment d’avoir la nature à portée de main. Après m’être avoué que ce serait de la cruauté, je me suis ravisée. Toute plante verte fait l’affaire !

2. S’informer ! C’est tellement facile aujourd’hui de ne rien manquer. On a accès aux journaux régionaux et aux bulletins de nouvelles sur Internet. Entre deux bouchées de céréales et une gorgée de jus d’orange, fais-en le tour. Ça évite d’être dépaysé au retour !

3. Où que tu sois, le Carrefour jeunesse emploi est ton ami ! Et même quand tu as l’impression d’abuser des services, le personnel répond toujours avec joie à tes questions. Tu cherches un stage ? Tu te questionnes sur les perspectives d’emploi ? Tu voudrais un emploi d’été ? Tu angoisses à l’approche de ton retour (!) ? Tu envisages de créer ton entreprise dans le coin ? Tout ça et bien plus !

4. Amène l’Abitibi avec toi ! À chaque passage, je ramène avec moi une petite épicerie de produits locaux et régionaux. Ça rassure tellement, surtout les premiers temps ! Mes indispensables : un pain Lacroix, des produits de la Fraisonnée, des thés de Chez Oli et des saucisses du Lac. C’est comme manger à la maison … presque !

5. Fais des projets de retour ! Pour les petits et le grand retour. Vois chaque congé en Abitibi comme une aventure dont il faut profiter au maximum. Prévois un souper dans un nouveau restaurant ou la visite d’une attraction touristique locale que tu n’as jamais vue. Oui, il y en a ! Ça permet de redécouvrir constamment son coin et de l’apprécier.

Et pour le grand retour, tout est à planifier ! Tout est permis comme projet ; vois grand !

Et toi, quels sont tes trucs pour vaincre la nostalgie de l’Abitibi ?

 

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